Comment le régime éteind les intelligences droites !
Dimanche
11 Septembre
2011

En s'affichant comme un "père la rigueur", François Hollande donnait l'image d'un futur homme d'Etat, responsable et ambitieux. Rétablir l'équilibre des comptes publics dès 2013 laissait entrevoir des sacrifices inouïs pour la nation, compte tenu de toutes ces années de gabegie à éponger. On pouvait douter du réalisme d'une telle promesse, mais elle dénotait en tout cas d'un étonnant courage politique, alors que les périodes électorales sont en général celles des douces promesses. Hélas ! M. Hollande s'est plié au diktat de la démagogie. Oubliant ses promesses de rigueur, il propose de créer 300 000 emplois-jeunes, de re-ouvrir les 66 000 postes non renouvelés dans le personnel de l'éducation nationale depuis 2007. Mais avec quel argent ? Il ne le dit pas ! On peut craindre le pire en termes d'accroissement de la dette, du déficit public, et des impôts, car il faudra bien rembourser un jour... A moins que M. Hollande ne soit en train de mentir à ses militants et son futur électorat. Une chose est sûre, il peaufine sa place de présidentiable et illustre bien, pour nous autres royalistes, la façon dont un homme de talent peut être réduit aux mensonges, aux compromissions, aux lâchetés, pour parvenir à une réussite politique personnelle dont l'avenir de la France semble tout à fait absent. Comme tant d'autres, M. Hollande aurait sans doute sa place dans un gouvernement royal, comme grand commis de l'Etat. Mais livré à lui-même, en République, il oriente son talent vers des fins toutes personnelles.

Les récentes déclarations de l'un des champions du parti socialiste sont, pour l'Alliance royale, une preuve éclatante que seule l'institution royale est à même, en France, de canaliser les talents vers le bien-commun. L'évidence est faite, une fois de plus, pour l'Alliance royale, que la course à l'élection est corruptrice des intelligences et destructrice de tous les courages si elle n'est pas encadrée et limitée par un régime royal. Une fois de plus, nous le disons, ce que nous voulons pour la France, c'est un roi !