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Mardi
15 Novembre
2011
Lettre de Patrick de Villenoisy aux maires de France
« Pour la France et pour nos libertés »
Madame, Monsieur le maire,
Notre pays, la France, va devoir désigner celui ou celle qui présidera à sa destinée lors de la prochaine élection présidentielle en avril et mai 2012.
Comme il a été décidé en 1962, les candidats à cette élection doivent recueillir 100 signatures d’élus, nombre que la loi a porté en 1976 à 500 en rendant obligatoire la publication du nom des signataires.
Quel est l’esprit de cette mesure ?
Il s’agit, pour vous, élus, de vérifier le sérieux d’une candidature et en lui apportant votre signature de lui permettre de porter devant nos concitoyens les idées qu’il entend défendre.
Voltaire n’avait-il pas cette hauteur de vue qui lui faisait affirmer : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ».
En aucun cas, il ne s’agit de manifester en quoi que ce soit une quelconque adhésion aux idées que défendra un candidat. Il ne s’agit seulement que de permettre au représentant d’un mouvement politique d’avoir la possibilité de participer au débat public dans le cadre de cette élection présidentielle.
Je veux porter devant nos concitoyens le message des royalistes. Beaucoup de nos compatriotes adhèrent aux valeurs de ce qui est la plus ancienne tradition politique de notre pays, tradition qui dans le temps d’un millénaire avait porté la France au rang de première nation du monde connu de la fin du XVIIIème siècle, époque où tout ce que ce monde comptait d’élites se piquait de parler français, de s’habiller français, de manger français, d’imiter l’exquise politesse à la française. Si nous demeurons la première destination touristique au monde, c’est parmi tant d’autres un héritage de cette époque.
C’est la raison qui me conduit à solliciter votre signature pour proposer ces valeurs qui perdurent et je ne veux pas croire, en ce début de XXIème siècle, qu’il ne se trouvât pas 500 élus et probablement beaucoup plus pour permettre au représentant d’une telle tradition de s’exprimer devant nos concitoyens.
Madame, Monsieur le maire, je vous demande donc avec confiance de m’apporter votre signature qui sera le symbole de la liberté d’expression et démontrera que l’esprit de Voltaire existe toujours parmi les élus tout en vous donnant l’occasion de remplir la mission que nos institutions vous ont confiée.

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