[RFR] Chronique de Dominique Hamel du 29/10/2011
Dimanche
30 Octobre
2011

"Le roi Hassan II avait été critiqué dans notre pays non pas pour ses défauts mais pour ses qualités"

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Durant un déplacement au Maroc, il y a  plus de deux ans maintenant, je fus assez surpris à mon arrivée à Casablanca le 3 avril 2009 de voir cette ville, d’habitude si dynamique et même assez bruyante, plongée en plein milieu de la journée dans une sorte de sommeil profond. Un passant m’expliqua alors que Le Maroc préparait le 10ème anniversaire de la disparition du roi Hassan II.

Je ne vous cache pas que je m’expliquais difficilement comment un souverain, tant décrié dans notre pays, transportait, dix ans après son décès, toute une population vers ce besoin de souvenir et  aussi de reconnaissance. Je voulais en savoir plus et questionnais donc au fil de mes rencontres la population. Une remarque m’interpella particulièrement sur la décision d’Hassan II de construire plusieurs dizaines de barrages hydrauliques.

Et effectivement, durant son règne, Hassan II  prit une décision capitale : la construction de 30 barrages hydrauliques. Oui, vous m’avez bien entendu, 30 barrages hydrauliques.
Une véritable folie disait on à l’époque. Il va ruiner le Maroc ! C’est un mégalo ! Il ne pense pas à son peuple !

Hassan II, lui, avait bien compris l’impératif d’un développement économique par le moyen d’infrastructures. Il voulait mettre en valeur les quelques richesses propres du pays.
Il voulait, pour compenser l’handicap en gaz et en pétrole au contraire de ses voisins, atteindre l’autosuffisance en eau et donc ainsi développer massivement l’agriculture.

Et ce gigantesque chantier de plus de deux décennies transforma totalement le Maroc.

Certes, il fallait un peu de temps  pour que l’agriculture se développe.
Certes, du temps fut nécessaire pour trouver au Maroc des produits agricoles abordables même pour les plus démunis.
Certes, il fallait aussi du temps pour que le Maroc puisse exporter massivement ses excédents agricoles notamment en Europe.
Certes, il a fallu du temps pour que le Maroc soit autosuffisant en eau.

Mais du temps, Hassan II en avait et en disposait,  grâce aux institutions du pays.

Oh, bien sûr, tout n’est pas parfait. Mais regardons bien le Maroc et ses réalisations qui en fait aujourd’hui le pays le mieux armé du Maghreb pour faire face aux défis de demain ; ce Maroc pourtant beaucoup moins gâté en richesse naturel que ses voisins.

Je compris alors que le roi Hassan II avait en réalité été critiqué notamment dans notre pays, non pas pour ses défauts mais pour ses qualités, qualités révélées, qualités illustrées grâce aux institutions marocaines qui permettent au chef de l’état, donc au roi de penser au bien commun et à la prochaine génération plutôt qu’à la prochaine élection comme cela est le cas chez nous.

De nos jours, nous pouvons que constater et déplorer que les problèmes que rencontre notre pays, la France, ne pourront être réglés avec nos vieilles recettes et nos vieilles institutions républicaines qui mettent en dichotomie totale le temps politique et le temps économique. Et l’honnêteté intellectuelle me conduit à reconnaître que le problème de fond est bien un problème d’institutions et pas de personnel politique.

Et c’est donc, je ne vous le cache pas, avec une certaine fierté que, militant royaliste, je me rends compte, par l’exemple que je viens de donner, de toute la pertinence des propositions  de l’Alliance royale, propositions que je vous invite à découvrir en lisant notre livre bleu ; l’Alliance royale, le parti politique de rassemblement de tous les royalistes de cœur et de raison.
Et la raison aujourd’hui, vous l’avez bien compris, nous commande un Roi.

Oui, un Roi et vite !

Dominique Hamel